Une flèche plantée dans l'oeil de l'intolérance.
Il faut bien qu'il y ait une fin.J'ai déjà pensé qu'il pouvait ne pas en avoir, mais il vaut mieux penser qu'il y en a une; comme ça, on est plus... sûr de nous. Espérons qu'elle sera heureuse. J'aime tant les happy endings. Avec les chants et les clochettes...Quelque chose de gai, même si c'est un peu forcé, et profondément bien. Une chute qui tienne debout. C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Et puis, hein!...
Même si c'est pas exactement ça; et alors quoi!
J'vais pas me plaindre. Le toub me demandait hier si ça allait; oui, ça va! Plutôt bien, malgré tout. J'vais bien. J'commence à faire le ménage dans ma vie. Mes vieux fantômes sont sur le point de me laisser tranquille. Ils ne me quitteront pas mais on peut en arriver à un niveau acceptable...
Il faudra que ce soit ça. Il faudra que je sois fort. Parce qu'on est injuste avec moi. Ici, je peux le dire. Comment ils font les autres? Ca ne les dérange pas qu'on soit injuste? Et on les laisse faire ce qu'ils veulent faire? Ils font ce qu"ils veulent ou ils font où on leur dit de faire? Que ma vie ne les intéresse pas, je comprends.
J'ai pas d'histoire de fesse comme miss Kilimandjaro, c'est moins intéressant. ;-) Mais, enfin, mon but à moi, c'est pas de me faire entretenir par une femme "d'une catégorie socioprofessionnelle supérieure". Elle abuse. Merde. Ça fausse tout. Tout. Et je dis même pas ça parce que j'ai envie de me la faire. Franchement, même pour moi qui ne croit pas en l'amour, il est trop absent de son univers, mais pourtant c'est du bien que tu fais, j'lui dis...
C'est du Bien...
Et merde... Même pour moi qui ne voudrait rien écrire de vulgaire, l'envie de jurer me vient.
Ça existe les gens bien. Les extra-terrestres aussi. Les situations qui mêlent des gens bien et des extra-terrestres aussi. Et l'amour, c'est peut-être ça. Aussi.
C'est ça que j'ai envie de lui dire.
On n'a pas le droit de détruire. Ça non. Personne ne peut. Et d'ailleurs tout le monde s'en garde bien. Même d'essayer. Ça ferait trop de mal. Ça n'arrive pas. Je crois que c'est arrivé, c'était en 1946, mais ça n'arrive plus. Un désastre. Le fiasco.
Plus de larmes, alors. Oui, de temps en temps, c'est permis, bien sûr, pour ceux qui ont une âme de fille. Mais, pas de larmes. Non. Plus dans des yeux d'enfant.
Jamais.
A la fin, on aura le droit. oui, tous ensemble. Pour marquer le coup. Pour dire qu'on l'a fait une fois. Pleurer.
Tous ensemble une bonne fois.
Juste une fois.
La vie.
Oui, mais si ce n'est juste qu'un passage et qu'après, on soit tous en route, tous les uns derrière les autres vers un mieux, dans une caverne ou une forêt, en direction du soleil...
Et si on terminait tous dans le soleil.
Pour une dernière éclipse.
Et tous s'éclipsent.
Seul moi reste là.
L'air pensif, une larme au coin de l'oeil.
Une larme de joie qui coule devant le spectacle de l'apocalypse, du feu illuminant tout l'univers comme une chandelle romaine,
un feu de joie.