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Une flèche plantée dans l'oeil de l'intolérance.

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A l'ombre des jeunes filles en pleurs.

Pleurez, pleurez, vous fleurez bon le printemps. Pleurez, vous pisserez moins. Pleurez à l'unisson.Ils sont tristes vos souvenirs. Et vos amours aussi. Elles sont gouttes d'eau perlant aux branches d'un arbre effeuillé au début du mois de mars, avec une toile d'araignée de grand-mère, laineuse, qui scintille à sa base. Froides. Désolées. Mais, le fond de l'air est doux. Il rappelle les beaux jours qui s'annoncent. Et qui viendront. Quand viendra leur tour.
Personne n'est là. Vous êtes seules. Oh, bien plus qu'on ne semble le croire. Seules à l'extérieur et seules à l'intérieur; comme découpées. Comme des figurines de papier qui servent aux enfants à s'amuser. Et qui les tiennent un instant sages et puis, ils repartent en courant vers une autre occupation, parce qu'il n'y a rien à faire de vous. Et vous souffrez. C'est ce mal insidieux et lancinant qui vous fait pleurer. Et qui vous rend seules aussi peut-être.
Et vous vivez à mes côtés, continuellement. En temps normal, vous ne vous faîtes pas remarquer. Acharnées à vos occupations, que vous traînez comme un sacerdoce, tête baissée, marchant vite. Vous êtes absorbées et vous ne me remarquez presque pas. Comme un élément du décor. Vous savez, pourtant, que je vis plus que vous; mais de quelle vie? Vous ne voulez pas le savoir. Comment cela finira? Dieu seul le sait. Mais cette vie ne vous intéresse pas. Elle fait partie d'un autre univers.
C'est le dévouement. Le dévouement à vous et à ma vie que vous comprenez mal. Comment les deux se concilient, peuvent s'entrecroiser autrement que par un sourire forcé, des paroles convenues et l'attente que chacune d'entre elle retourne à sa place, qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Et moi, alors? Je prends sur moi. J'attends. Ou plutôt, j'attendais. Je n'espère plus rien. Plus tout l'inverse de votre froideur et votre impersonnalité. Et de votre déception. D'avance. Moi, j'aurais joué avec les petits personnages en papier...
J'ai toujours tant aimé les amours en carton.
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