Je n'aime pas qu'on me dise quoi faire. Moi, dans l'armée? C'est un fait incongru. Vous n'imaginez point. Oh là !
La vertu n'entre point par là où les passages sont les plus aisés à prendre, mais elle prend, dès que les issues sont formées. Je n'octroie point de passage qui ne s'offre guère plus loin qu'il n'est aisé à circonscrire dans le domaine délimité comme mien. La folie nous guette; il est facile de s'en tenir à distance. Petite salope ! Dans le champ perdu à l'orée de nos pertes de vue, il est bon de s'en tenir aux liens (le rapprochement est sur convenu) qui nous associent à nos plus proches amis: la distance, la révolte, la solidarité. Trois amies au féminin qui ne nous volent rien que ce par quoi elles nous valent que pour nous le rendre, dans un bain de nectar parfumé.
Elles nous cernent pour nous finir, un peu trop tôt, comme normal (NOCH MAHL !) dans un cinglement de rires qui montre ce qu'elles veulent au monde le plus cacher, leur supériorité. Et comme c'est bon.!! Un monde de pétales de roses qui tombe en cascade. Et c'est la fin! On ne sait ni quoi dire, ni quoi ne pas dire. C'est trop tard et fini, d'ores et déjà. On aurait pourtant tant de choses à dire. On était pas responsables. Et de toute façon, on ne savait pas. Et, ça aurait pu être autrement. Et... Mais, c'est comme ça, comme ça et là. Ah! L'inutilité des choses. La vanité. Ahhh !!! Et c'est tout bon !
Je la suis par une bluette. Elle l'a laissée finir au gré d... C'est comme ça. Et il manque quelque chose. Qui est là pourtant. On se demande quoi en lisant le texte. Peut-être un "jeu" de mots éludé. Mais, non! ! Cela manque et pourtant, c'est là. Maintenant, plus que jamais, pour l'exemple. Comme un sursaut de liberté. De perfection, peut être. Comme une douleur aiguë, désormais, et pour toujours. Qui se fera jour. A travers tous les frottements des os. Les couches de graisse. Les habitudes. Comme précisément, ce à travers quoi elle est imperceptible. Et elle existe, comme un gros paquet (c'est drôle!) qui viendrait contrecarrer précisément ce par quoi elle est sensible. Et qui vient nous obscurcir l'existence. Et c'est même pas drôle, pour une fois ! C'est pas à pleurer ( ça c'est bien aussi !) , c'est pathétique parce que ça vient de l'intérieur, du genre qui n'intéresse personne.
Et là, on voit que c'est ce qui vient contrecarrer la création et que tout le monde ressent pourtant qui n'intéresse personne. Les grandes lassitudes du corps. Ses douleurs insidieuses. Ou ses incapacités. .. C'est là, mais on n'en parle pas. Ce sont des limitations. Et on préfère oublier ses limitations. Pour ne voir que ce qui nous rend semblable à Dieu, notre imagination. Pour ceux qui ont eu la force de la conserver intacte. Cette saloperie qui nous pousse à vouloir oublier. A oublier le monde. Les autres.
Qu'est ce qu'ils foutaient là aussi. J'étais si bien parti, moi et mes rêves... C'est comme ça. Comme ça. Dans le fond, ce ne sont pas tant les limitations que nous infligent les autres qui nous font du mal. Mais celles qu'on a naturellement. Les autres ne font que nous en faire prendre conscience, peut-être. On n'est pas les égaux de dieu. Alors qu'il existe ou pas !!! On manque tout.
On manque les meilleurs moments, les pires, on manque tout. Pas étonnant qu'on vive notre vie comme si on ne l'avait pas vécue. Comme si c'était presque la première fois. Comme si on n'avait jamais aimé. J'aime l'attente par laquelle je t'attends. Toi, tu n'es jamais au rendez-vous. Et si ce n'était pas impossible qu'on se rencontre...
Vous croyez savoir de quoi je parle mais vous n'en savez rien, à moins que cela ne vous conforte dans vos convictions. Elle m'a laissé de toute façon. Elle ne jouait pas assez bien à la belote. Et on s'est fait presque tout boulotter. C'en est affligeant. Et s'ils savaient, eux. .. C'est ainsi. Le pouvoir. La chance. Les femmes. Mais, quoi, il est question de pouvoir? Le pouvoir de l'amour. Nul. Zéro pointé. Vers un renaissance osée.
Et bouffer des sécrétions artisanales amoureuses? En bouffer jusqu'au dégoût. Par envie. Envie de l'amour et de l'autre jusqu'à s'en rendre malade. Et de jouissance qui s'amenuise. On croit que c'est ça le bien, jusqu'au moment où on est gavé. Et on s'endort en ayant mal à la tête et un peu au bide. En étant barbouillé et en essayant de l'oublier. En essayant de se dire que tout va bien. Et on ferme les yeux; on a le vertige...
Et une femme est dans notre lit. Une fille qui veut jouir et qui veut que ce soit le feu d'artifice de sa vie. Et on commence à la déchiqueter ... en espérant que le lendemain, on ne pourra se rendre compte de rien. Et on prend son corps et on a l'impression d'étreindre une vieille éponge. Et c'est ça. C'est ça qu'elle veut, ses suffoquements nous le disent. Plus fort ! Hein ! Voilà. Comme ça , c'est bien. Et on peut s'endormir en ayant volé un peu de vide aux choses ou bien aux dieux. On avait le droit. On sait pas mais, on l'a fait. Et c'était si bien. Et, ça, c'est l'amour? Y'a erreur sur la marchandise ! On se fout de notre gueule. Enfin!!. S'il y'en a pour croire cela.
Et pourtant, c'est ça. Et ça n'a pas d'importance. Aucune. Et je suis romantique, encore. Sinon, je n'vous dirais pas tout ça. C'est comme ça.
Ceux qui sont éminemment ridicule et qui font rire, ce sont ceux qui se mêlent de savoir comment les autres prendraient ça, ce qu'ils en penseraient. Mais, enfin, on ne peut pas rire, vraiment, ils sont tellement nombreux. Hmm...
Et la tourmente revient gronder à nos oreilles et elle est à nos pieds, essayant de grappiller quelque expression compatissante pour qu'on sache qu'on est plus faible qu'elle. Peine perdue. ... Et puis, elle nous aura, de toute façon !!.. Y'a aucune chance pour qu'on gagne ! On est le plus faible. Et c'est passé. :-)
Y'à qu'à manifester notre présence de la plus bête façon qui soit...