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Une flèche plantée dans l'oeil de l'intolérance.

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Evanoui dans le vent.

Dressé, une lueur au fond des yeux, l'ami nous dit : "Au revoir.". Il nous aimait bien. On lui manquera. On s'en va le coeur léger, pourtant. On a tant d'autres choses à découvrir. Tant de rencontres à faire. On aime tellement tout le monde. On a les larmes aux yeux.
C'est ainsi que c'est pourtant tellement fini. Les autres ne sont pas là, mais lui oui. Ce n'est peut-être pas la faute des autres. Mais lui oui...
C'est tout. Ca veut tout dire. C'est comme un rendez-vous qu'il ne faudrait pas rater, faute de quoi on passe à côté de sa vie. Sauf qu'on est pas au courant avant. Et, comme par hasard, on arrive, là, au bon moment pour ne pas rater ça. Miracle. Tout arrive comme ça dans la vie. Et la vie est un miracle.
Mais, dans le vent, tout peut se produire. Et tout se produit. Le bon, le mauvais... Tout est réunit et tout se confond. Dans l'élan qui nous projette d'un état dans l'autre.
Les gens nous disent : "bonjour !" et, déjà, on sait ce que ça veut dire. S'ils le pensent ou non, si on sera bien ou pas. Tout découle de là. Le désespoir. La souffrance aussi. Tu veux leur dire, à ces gens. Leur dire des choses qui te brûlent les lèvres. Tu ne leur dis pas par pudeur. Tu t'attends au respect. Rien que ça. Si le monde peut nous garantir ça. Ce serait énorme.
C'est la vie qu'on veut énorme. Et que les autres veulent faire toute petite avec le respect qu'ils donnent. Ils pensent notre vie avant qu'on l'ait vécue. Et elle se réduit comme une peau de chagrin. A vue d'oeil. On ne la reconnait pas. Elle n'est, pour cause, ni ce qu'on veut en faire, ni là où on l'a laissée. C'est sûr, les gens ne nous connaissent pas. Pas encore. Pour certains jamais. Pour d'autres, c'est une énigme insoluble. Et pourtant, tous ont déjà un avis sur notre vie. Sur ce qu'elle doit être. C'est triste. On s'aperçoit qu' essayer de les faire dévier d'un iota est une entreprise vaine et l'entreprise d'une vie pourtant. Mais, c'était déjà vrai de là où on vient. C'est pire, pourtant. Peut-être parce qu'on espérait mieux. L'amour peut-être. Mais, il n'existe pas. Tout ça est vain. Et déjà, il reste encore quelques rêves à perdre. Et finir en pleurant de joie...
Parce qu'elle nous attendra là-bas, de l'autre côté. Là où le corps ne compte plus. Où il n'est plus important de savoir qui le touche. Ou qui l'a profané... Broutilles.
Et je pleure du bonheur de savoir que les personnes que j'aime on été heureuses en mourrant. Parce que rien n'est venu entacher leur âme. Que les seule choses qui pouvaient rider leur front étaient les inquiétudes que leur procurait le sort de ceux qu'elles aimaient. Le mien...
On n'a jamais rien, dans la vie, que l'assurance de pouvoir compter sur ses amis. Ca, ça ne change pas. C'est romantique. Lui, que j'ai laissé derrière moi, il le sait. Et elle, qui m'attend là-bas, elle en a conscience. Je reste entre les deux. Heureux. Sachant que je devrai à nouveau bouger. Deux ans et demi.
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