Une flèche plantée dans l'oeil de l'intolérance.
Un poil dans la main. Pas sur le bras, non, dans la main ! Du bling-bling autour. Et l'infini à portée de main.
Il y a des choses, on ne peut pas. On ne peut qu'être respectueux et attendre et espérer... et espérer... Bah, à quoi bon ? On sait que c'est la fin... On se sera bien foutu de sa gueule, malgré tout.
Bah oui, mais que dire du réchauffement climatique, de la malnutrition, de la solitude, du désarroi quand on se rend compte qu'on s'est fait avoir ? Rien, mais, si on peut pas se foutre un dernière fois de la gueule du monde avant de passer de l'autre côté... Même avec rolex, on a perdu sa vie.
Du fin fond des âges, on nous le crie à corps perdu, c'était pareil avant.
J'vais vous casser la gueule et envoyez-moi au diable, je vous en conjure. C'est pas normal. Le monde, c'est pas normal, même vous, là, qui lisez ces lignes, vous êtes pas normaux. C'est pas ça. PAS CE QUE VOUS VOULEZ. EN PLUUS VUS ME FAÏTES C...
Y'a rien à dire. Vous êtes pas normaux.
Je sais ce qui se dit après.
Y'a plus rien.
Plus vos jolis rêves; oh oui, ils m'ont bien tenu chaud...
Vous voulez que je vous dise ? Non seulement, j'y crois plus, mais, en plus ce que ça cache, c'est tout pourri; c'est pas beau. Derrière l'apparente beauté, la propreté, l'hygiène, la politesse même... Ca pue l'égoïsme, le manque de dignité, le cynisme, l'auto-satisfaction. Je m'en fous; tout le monde me croit malade et n'ose pas me le dire et partout, on ferme sa gueule, on ne dira jamais ce qu'on en pense, mais moi, il faut que je dise tout.
C'est pas bien, vous voulez que je vous dise, c'est pas bien; ce monde, il est du côté obscur et personne ne dit rien. On s'efforce à faire croire aux enfants qu'il est clair afin de leur voler subrepticement leur innocence et, par derrière, on se fait baiser quand même.
Je me suis fait avoir et le pire, c'est que j'ai honte de montrer que je m'en suis rendu compte.
Moi, je n'ai pas de pouvoir et je vous emmerde, parce que taper sur un ordinateur, tout le monde peut le faire. C'est pas ça. Vous me direz, c'est telle chose ou telle autre, mais le problème, il est là, moi, j'ai pas de pouvoir et j'ouvre ma gueule. Résultat, je suis juste toléré. Quand je ne le serais plus, ciao, bye bye...
Le monde, il serait certainement très bien sans moi.
Vous m'aurez pas. Je vous dis ça comme ça, vous m'aurez pas.
Le monde, tel qu'il est, il est certainement mieux que votre univers de cocagne qui suinte les bons sentiments.
En fait, tout le monde sait bien que je suis en bonne santé.
J'ai jamais rien sacrifié à mes rêves, voilà tout.
Vous m'aurez pas; je mourrai d'un seul bloc.
Seulement, vous ne saurez rien par votre seule faute. Il n'y a rien à savoir. C'est tout juste du vent. Qui fait frémir les feuilles.
Vous ne m'amusez pas.
Vous ne me faîtes même pas mal, c'est pas ça. C'est juste que c'est vain tout ça. Je ne peux pas changer les choses. Elles s'effeuillent au fur et à mesure et au hasard...
Je tu il ou elle nous vous ils ou elles
Du calme.
Le monde, c'est un sacré bordel.
Vous ne me faîtes pas peur.
Vous ne me faîtes pas mal.
Et si j'ai les larmes aux yeux, c'est parce que je suis comme ça.
L'amour.
N'essayez pas de me connaître.
Je ne vous veux pas de mal.
Vous ne m'aurez jamais.
J'ai envie de vous raconter une histoire.
Elle se passe il y a longtemps longtemps.
Entre un vieux sage et un enfante.
Ils ne parlaient pas, mais ils s'entendaient bien.
La vie, ce n'est pas ce qu'on dit. On dit rien que des bêtises pour noyer le poisson. La vie, c'est beaucoup de non-dit. Quelques gestes tendres, dont la tendresse est accidentelle. Et des tonnes d'espoir. Quand tout l'espoir est dépensé , l'esprit est vidé, que toute tendresse est impossible, le corps est désséché; c'est la mort. Si on a gardé le non-dit intact, on peut s'en aller avec un sourire.
Personne ne t'aidera, il faut savoir ça. Tes plus proches te f'ront le plus de mal. Tout l'espoir que tu mettra en eux sera à fond perdu.
Si tu laisses à quelqu'un les moyens de te faire mal, il le fait d'une façon ou d'une autre, peu importe qui c'est.
Si on te donne un droit, utilise le sinon il te sera retiré.
Si tu as la foi en quelqu'un, tu es gravement malade.
Il n'y a que ceux qui n'ont rien en commun qui s'entendent bien, à plus forte raison s'ils se voient peu souvent.
Si tu garde en toi un peu d'humour, tu as le plus grand des trésors. Apprends à rire de toi-même et tu seras le roi de ton monde.
Tu seras toujours seul.
Je disais que vous étiez pas normaux, excusez-moi, tout le monde veut être normal... Je veux dire que à moi, le monde me paraît un peu bizarre de temps à autres. Et ce qui me paraît anormal, c'est de pas avoir envie de le changer. Tout au moins certaines choses.
Les gentils, les méchants...
Tout tourne.
Sur la piste d'amusement, il est bientôt vilain de laisser traîner son regard d'un poste à l'autre. Ils ne répondent pas de la façon indiquée. Les comprimés sont livrés en tube, par paquet de douze. Ils arrivent toujours à la bonne adresse, excepté ce jour fatidique où je t'ai rencontré. Il avait fallu que le courrier s'égarre. Mais enfin, bon.
Je n'avais pas fait la moindre allusion à ce que tu faisais ce jour là. Uniquement à ton habillement. Un peu dépareillé, il faut dire. Mais, bon.
Les égoutiers s'affairaient dans les caniveaux. Je n'ai jamais compris pourquoi, mais je vais me fâcher. Ce n'est pas tenable.
La copine à veste rouge...
La vie, c'est bien la chose la plus étonnante par quoi il m'a été donné de passer... Sans compter les toilettes de mon bureau.
...
((( Excusez-moi, mais j'ai cassé mon ordi, ça explique l'absence persistante; la rubrique n'est pas arrêtée, mais suspendue. Je reviendrai, mais pas avant un mois !... Mille excuses )))