Une flèche plantée dans l'oeil de l'intolérance.
Il ne se passe un an sans que... il vienne, les bras chargés, dans son habit de fête, l'air guilleret et les "oh, oh, oh !" aux bord des postillons. Il est notre ami et tout le monde l'aime bien. Il s'en fout des inimitiés. Des esprits chagrins. Il s'en fout que je perde toujours à Que le meilleur gagne. Il ne nous en veut jamais, même si on a deux trois ptits trucs à se reprocher. Il restera toujours notre ami. Même quand il n'aura plus de cadeaux à apporter. Quand nous serons tous vieux et tous rabougris. Que plus personne ne nous connaîtra.
On pourra dire qu'on a eu un ami. Le seul qui vaille vraiment ce nom. Que les autres me pardonnent. C'est bon pour le temps jadis, celui où on ne travaillait pas le jeudi. Ils l'ont tous entendus, les autres, la semaine des quatre jeudis...et des trois dimanches. Et les autres de répéter : Oui, Madame, entendu. C'était comme ça, un peu tendu, un peu lâche.
Moi, j'avais une chouette baby sitter, je l'aimais bien...
Après, j'ai développé des talents d'artiste. Au grand dam de mes parents, mais ma soeur les reconnaissait.