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Une flèche plantée dans l'oeil de l'intolérance.

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Flapi rien qu'à te voir déménager.

Fabriquant des étoiles sur un rayon de lune comme des croissants sur un étal de boulangerie, je te regarde. Et je fais mes trucs. Mes trucs de fous. Tu ne les partages pas. Tu préfères aller et venir et tout retourner dans l'appart'. Je t'ai toujours ennuyé.
La vraie force, c'est de réajuster toujours et encore sa vie comme  un justaucorps. La vie des petites blondinettes qui venaient chez nous. En criant, et qui demandaient à ce que je sorte. Elles jetaient un instant le chaos dans cet univers, telles des petites déesses en furie, espérant de toute leur magie jeter le trouble et influencer l'autre Univers, le grand, le mien. Le chien ne s'en préoccupait pas, indifférent à toute cette effervescence qui n'était que poudre aux yeux. La maison leur répondait, pourtant, par mon entremise, ma voix sortant du fond de la maison, leur indiquant la marche à suivre. Elle me retrouveraient bien.
La voix qui les guidait ressemblait à n'importe quelle voix. Mais, elle guidait. Elle que l'on ne guidait jamais. Elle ouvrait le chemin. Sachant qu'elle ne resterait pas toujours là, elle implorait, ce faisant, qu'on vienne la chercher. Ça, en même temps, comme une bouteille jetée à la mer.
Accepte l'aide et t'es laide. Pas d'aide ou t'es dead !
Les avis du temps ont jeté l'opprobre. Il n'y a pas d'aide qui soit gratuite. On la paye toujours au prix fort.
Faillis et tu seras toujours à plaindre...
Une fourmi qui s'écrase devant le poids de responsabilités. Un éléphant qui se fait prendre la trompe et qui trompette de dépit.
On se fait toujours servir de nous. C'est parfois pire quand c'est avec un grand sourire et des formules de politesse. Sauvegarder la pureté ? Purée !!!
Des légères traces sur la vitre m'appellent; quelles horreurs au niveau microscopique se sont produites ici ? Elles donnent à cette pièce un air macabre qui semble ne pas venir d'elle.
Des longs jets de sirop ruissellent du dessus du toit. On a quand même pensé à nous pour le plaisir. Il viendra en son temps. Si on me demande où et quand, je répondrais : A Pâques et à la Trinité sur Mer.
Les dieux sont satisfaits. On ne les questionne pas souvent. Par lassitude, peut-être. "Ils ne savent même pas que j'existe.", se complaît l'un d'entre eux. C'est vrai. On oublie les dieux parce qu'on ne sait pas qu'ils existent, au final.
"Ce con !", dit l'un d'entre eux, en parlant de moi. Il ne sait même pas faire la différence entre un cigare à moustache et une cigolette à roulettes. Et ils sont morts de rire. Je ne sais même pas ce que c'est... C'est ainsi qu'ils passent le temps. Et le temps passe ainsi.
Pourtant, un jour, j'aimerai bien pouvoir passer un peu de temps à l'extérieur, et respirer un champ de fleurs de rien. Les butiner comme un papillon. Et voler dans le soleil en se laissant porter par la brise. Et jouir de ses ailes jaunes qui sont ouvertes pour un jour et qui fanent au rayons ardents. Et voleter dans le sillage d'un enfant qui fait des bouquets, pour sa mère sans doute. Et sa petite fiancée aurait une robe blanche et des boucles d'or. Et elle rirait comme quand on est sérieux. Le véritable sérieux, celui qui profite de la vie et qui s'y lasse emporter comme s'il pouvait perdre son âme pour cet éclat de rire. Et dont l'âme deviendrait une fleur en se retournant sur elle-même, une fleur d'un genre nouveau. Une fleur spirituelle dont la vie rejaillirait sur le royaume du corps en lui procurant des frissons de plaisir à l'ampleur des plus intenses manifestations de la nature. Et tout se passe dans une aisance...
L'insecte plaisir de l'immanente présence aux choses.

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